Alias Lily Moreau de Shula Li : une romance trop convenue
Voilà un petit temps déjà que j’ai fini de lire Alias Lily Moreau de Shula Li. Hélas, les aléas de la vie ont fait que je n’ai pu écrire cette chronique qu’aujourd’hui. Malheureusement, je n’ai pas grand-chose à dire de cette lecture. À l’instar de Rêve de glace, je l’ai trouvée quelconque.
On y suit les péripéties d’Emily Duan, élève d’origine modeste étudiant au sein d’une institution huppée. Afin de pouvoir poursuivre sa scolarité, elle se décide à donner des cours particuliers sous une fausse identité, Lily Moreau. C’est ainsi qu’elle rencontre Oliver et Liam, fils héritiers de la célébrissime famille Lancaster. Très vite, Emily se prend d’affection pour Oliver qui lui permet d’oublier temporairement ses conditions de vie difficiles. Elle fréquente désormais son cercle d’amis, avec qui elle noue des liens réels d’amitié, en particulier avec Liam, le frère aîné, pour qui elle ressent une attirance de plus en plus forte. Ce qui au départ lui paraissait simple et sans risque lui devient soudain intenable, un piège, son secret, duquel elle peine à sortir au risque de mettre soudainement fin à ces nouvelles relations qu’elle se met à chérir plus que tout.
En lui-même, le scénario est bien construit. Il ne souffre d’aucune incohérence. Les chapitres s’enchaînent avec fluidité et nous racontent de manière simple et efficace l’évolution intérieure, mais également sociale, du personnage principal. C’est d’ailleurs cet aspect qui m’avait plu de prime abord en lisant les premières pages du livre. Derrière une configuration classique de triangle amoureux, Shula Li aborde des thèmes à première vue complexes, la mixité et la réussite sociales en particulier. Un des messages que l’autrice nous livre ici est la nécessité de persévérer tout en s’entourant des bonnes personnes afin de parvenir à donner vie à ses rêves, à réussir là où autrement on aurait échoué inévitablement.
Cela dit, si j’ai trouvé le présupposé intéressant au départ, il m’a très vite déçu. Au final, ce roman n’aborde pas ces problématiques sous un nouveau jour. Tout y est convenu, attendu. On devine très vite comment la suite de l’histoire va se dérouler et se terminer. Rien ne surprend le lecteur, ni la façon dont les évènements s’enchaînent ni la manière dont ils sont traités. Tout est bien qui finit bien, presque sans heurt, sans réelle remise en cause de l’ordre établi, sans réflexion quelque peu originale.
Je ne dirais pas que j’ai passé un mauvais moment. En fin de compte, la lecture s’est révélée agréable. Elle a été très rapide aussi, et je n’ai donc pas eu l’impression de perdre mon temps. Peut-être est-ce parce que j’en ai trop lu de ce genre, ou que je le regarde avec des yeux trop adultes, mais paradoxalement, je ne vous recommanderai pas outre mesure ce roman. Trop classique et simpliste, il n’aborde pas assez sérieusement à mes yeux des sujets qui auraient mérité à l’être.
Et vous qui l’avez déjà lu, qu’en avez-vous pensé ?
Ce livre m’a été offert par les éditions Hachette Romans via NetGalley en échange d’une critique honnête.
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